Les Templiers

Grande affaire que celle des Templiers…
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Depuis sept siècles, on les croyait disparus suite à l’abolition officielle du Temple par la bulle de Clément V en 1312, portant extinction de l’Ordre « par provision »… Et voilà qu’en ce début de XXIe siècle on a découvert au fond des archives vaticanes un document inédit prouvant que Clément V les avait réhabilités. Plus exactement qu’il leur avait donné l’absolution pour des péchés qu’ils n’avaient jamais commis ! …
Paradoxal non ?!…

Mais ce qu’oublie soigneusement ne nous dire l’Université, dominée depuis ces temps sombres et jusqu’au début du XXe siècle par la grande ombre de l’Eglise, c’est qu’en vérité les Templiers n’ont pas tous péri par les flammes. Seulement une petite centaine, si j’ose dire…

Les autres — lors de leur spectaculaire arrestation par Philippe le bel, en 1307, ils étaient plus de 1000 chevaliers et trois fois plus de sergents, écuyers et serviteurs répartis sur env. 2000 commanderies et maisons ou domaines rien qu’en France. (« préceptories » est le vrai terme, « commanderies » ne sera usité que plus tardivement pour les Chevaliers de Malte, anciens « Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem » qui avaient hérité des domaines templiers) –, les autres, disais-je, ont quitté la France pour l’Ecosse, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, la Sicile, l’Espagne ou le Portugal. Bref, tous pays extérieurs à la France de Philippe le Bel, y compris même l’Angleterre contre laquelle ils allaient prêter main forte au roi d’Ecosse.
Un certain nombre furent absorbés dans des Ordres voisins et le Portugal a même créé un nouvel Ordre, en tous points identique à l’original jusque dans son appellation puisqu’il s’agit de « l’Ordre du Christ » (et on se souvient qu’à leur fondation ceux que l’on appellera les Templiers s’étaient eux-mêmes nommés les « Pauvres Chevaliers du Christ »)… C’est à partir des cartes et connaissances de cet Ordre du Christ que deux siècles plus tard Christophe Colomb partira vers les Amériques avec ses caravelles aux voiles frappées de la Croix du Temple.

Bref, il est assurément FAUX d’enseigner ou même de penser que les Templiers ont disparu en 1307, 1312, ou même 1314 avec le bûcher de Jacques de Moslay et Geoffroy de Charnay.
En vérité, le Temple a perduré. Très officiellement ailleurs, bien que sous d’autres noms, et de manière parfaitement occulte en France.
L’ordre ayant été officiellement aboli chez nous, nos anciens Chevaliers abandonnèrent leur statut monastique, leurs « voeux » de chasteté et de pauvreté, et se fondirent dans le siècle en se mariant et en perpétuant leur philosophie au travers de leurs enfants…
C’est ainsi que quatre siècles plus tard — après la Révolution Française, sous le règne de Napoléon — avec la révélation par le Franc-maçon Fabré-Palaprat de la « Charte de Larmenius », on s’apercevra que depuis le dernier Grand-Maître connu (Jacques de Moslay) en réalité 24 autres s’étaient succédés en charge du Magistère : Jehan-Marc Larmenius étant le premier à avoir recueilli la charge de Jacques de Moslay, le dernier en date à l’époque népoléonienne étant celui qui en a révélé l’existence : Bernard-Raymond Fabré-Palaprat.

Que nous apprend l’examen de cette « Charte de Larmenius » ?
Pas moins qu’une révision complète de l’Histoire contée par nos manuels scolaires, encore en service au XXe siècle dans nos écoles pourtant dites « laïques et républicaines » !
On y apprend que le tant dénigré Bertrand du Guesclin, premier héros de la Guerre de Cent Ans mais moqué pour avoir osé prétendre que sa rançon devait équivaloir à celle d’un roi, était rien moins que le Grand-Maître du Temple sous Charles V…
Et que ça n’était donc pas du tout par hasard si cet « obscur petit baron breton, gnome laid et colérique » tel que l’Histoire officielle se plaît à le décrire, avait été bombardé par son roi Charles V à la charge de CONNETABLE, c’est-à-dire Chef des Armées royales.
On comprend mieux alors comment cet homme, tant dénigré par l’autorité universitaire (l’Eglise) dans les siècles suivants, avait pu remplir des missions présentées parfois de façon très étrange comme celle d’entraîner à sa suite guerroyer en Espagne des « bandes de routiers » présentés comme des pillards… Ces « routiers » (terme péjoratif dans l’esprit de nos manuels scolaires) n’étaient autres que des compagnies de mercenaires, souvent des Templiers venus des pays étrangers à l’appel de l’Ordre pour défendre la France, et qui se retrouvaient au chômage suite à l’arrêt des combats laissant place aux négociations politiques. Les Armées de Métier avec une solde régulière n’existaient pas encore à l’époque, c’est seulement Charles VII, petit-fils de Charles V, qui les instituera, notamment avec sa fameuse Garde Ecossaise qui donnera naissance aux Compagnies de Mousquetaires de Louis XIII.

Mais on y apprend également autre chose !…
Cinquante ans après Du Guesclin va survenir dans l’Histoire une étonnante « PUCELLE »… JEANNE d’ARC.
Et encore une fois, nos manuels scolaires vont nous conter une belle légende… Je ne parle pas ici de Jeanne d’Arc elle-même (voir la page qui la concerne) mais de la présentation des forces en présence dans cette Guerre de cent Ans…
On nous dit que d’un côté, l’ennemi était la coalition des Anglo-Bourguignons (les troupes du Duc de Bourgogne alliées aux troupes du roi d’Angleterre), et de l’autre le dauphin Charles de Ponthieu ce pauvre « petit roi de Bourges » soutenu par les ARMAGNACS…
Mais QUI ETAIENT CES ARMAGNACS ?…
Rien moins que l’ORDRE DU TEMPLE ! C’est la découverte que j’ai eu la grande surprise de faire en documentant mon livre sur Jeanne d’Arc, intitulé « JEANNE D’ARCADIE ou la secrète couronne« .
La Charte de Larmenius nous apprend en effet qu’à la suite de Bertrand Du Guesclin, trois Comtes d’ARMAGNAC se sont succédés sur le siège de Grand-Maître du Temple entre les années 1381 (date de la mort de Du Guesclin) et 1451 (mort de Jehan IV d’Armagnac). Entre temps s’étaient succédés Jean II d’Armagnac, dit le Bossu, Bernard VII d’Armagnac, et enfin Jehan IV… Avec Bertrand Du Guesclin qui avait pris cette charge en 1357 et ces trois comtes d’Armagnac ayant successivement occupé le siège de Grand-Maître du Temple jusqu’en 1451, on se rend compte que la totalité des ces CENT ANS est couverte !
La GUERRE DE CENT ANS est donc clairement la GUERRE DU TEMPLE contre les rois d’Angleterre, héritiers de Philippe le Bel par les femmes.

Mais évidemment, l’Histoire du Temple ne se limite pas à cela et ne s’arrête pas là.
Il était question un peu plus haut de Christophe Colomb et de ses Caravelles aux voiles frappées de la Croix templière… L’auteur Thierry Wirth en parle d’excellente façon dans son ouvrage : « Les templiers – Le Secret Américain« .

Mais les choses ne s’arrêtent toujours pas là !
En effet, on parle très souvent d’un « Cercle Intérieur » à l’Ordre du Temple qui aurait été réservé aux « initiés »…
Ce « cercle intérieur » a existé ! Et il porte un nom, du moins il portait à cette époque un nom fort connu aujourd’hui des amateurs de mystères, mais que ces derniers, mal informés, confondent avec une imposture moderne liée à Rennes-le Château… Je veux parler de l’Ordre de ND du Mont-SION, également appelé « Ordre de Notre-Dame », et non pas du trop célèbre « Prieuré de Sion » imposture inventée de toutes pièces par les dénommés Plantard et de Cherisey.
Le véritable Ordre de ND du Mont-SION, dont les archives du Loiret conservent les traces, avait son siège à Orléans en l’église Saint-Samson (sous l’actuelle Place de la République). Et cela depuis l’an 1154, après que Louis VII ait ramené avec lui de Terre-Sainte des chevaliers de trois Ordres : Saint-Lazare, Le Temple, et ND du Mont-SION qu’il a tous installés à Orléans.
Trois siècles plus tard, lorsque les Anglais mirent le siège devant la cité ligérienne, on vit sortir une figure qui marquera l’Histoire de France : Jeanne la Pucelle. L’Histoire officielle rapporte qu’elle a délivré la ville. Oui. C’est vrai bien sûr. Mais était-ce bien là sa véritable mission sachant que les archives de Sion étaient toujours dans la cité ?…
La réponse très très complète se trouve dans ce livre : « JEANNE D’ARCADIE ou la secrète couronne« .